Ange ou démon

L’ANGE 

Un jour, un admirateur  regardait Michel-Ange, Guilbert William article ange ou démon.
un des plus grands sculpteurs de tous les temps, s’acharner à frapper un bloc de marbre.
Il lui demanda :
« Mais pourquoi frappez-vous si fort ? »
Michel-Ange lui répondit :
« Ne voyez-vous pas qu’il y a un ange prisonnier dans le bloc de marbre ?
Je travaille à le libérer… »

The Gilbert Williams Gallery

Jolie métaphore pour signifier que l’Amour est au cœur de chaque être humain, quel qu’il soit.
Oserais-je dire que dans chaque démon sommeille un ange ?

Avez-vous déjà entendu cette phrase « Il n’y a pas de méchant, il n’y a que des souffrants » ?

J’ai assisté durant une demi-journée à des audiences devant le Tribunal correctionnel. Les prévenus étaient des femmes et des hommes d’âges divers. Les accusations étaient de tous genres, graves et moins graves : simple vol de portable ou vol de véhicule, agression violente sur une personne qui passait dans la rue en passant par la corruption de témoins, fausse déclaration à assurance…

Chaque prévenu avait l’opportunité d’expliquer son geste et de parler pour sa défense. Et même si je n’approuvais pas, bien entendu, les faits (des horreurs pour certains), je pouvais entendre et voir toute la souffrance, chez ces personnes; pour la plupart venant de milieux défavorisés, de familles dysfonctionnelles, des êtres malaimés, maltraités, seuls, etc.

Oui parfois je devais vraiment faire un effort pour entrevoir ne serait-ce qu’une infime partie d’amour chez certains mais je m’efforçais en tout cas de rester dans l’observation, sans jugement quand je ne parvenais pas à éprouver de compassion.

Et c’est lorsque les policiers ont remis les menottes à une prévenue pour la remettre en détention que je me suis entendu dire « pauvre femme ». Ma tête pensait que les actes qu’elle avait commis étaient horribles et mon cœur « avait mal au cœur » pour elle. Il faut vraiment être très souffrant soi-même pour être capable de faire souffrir d’autres personnes ! Voilà ce que je me disais.

Derrière tout acte préjudiciable il y a une peur; et à l’origine de chaque peur se trouve celle de ne pas être aimé/e. L’être humain peut être capable des pires choses, simplement pour être aimé.

Souvenons-nous que l’humain n’est ni mauvais ni méchant. Quand il apparait ainsi, c’est parce qu’il est souffrant et ignorant des lois de l’amour.

Voici un extrait du livre « Le grand guide de l’Être » de Lise Bourbeau :

« On peut aussi dire que la violence est une explo­sion d’énergie mal dirigée. La violence physique manifestée aux autres reflète la souffrance intérieure que vit un être humain. Voilà pourquoi la personne manifeste physiquement ce qu’elle ressent intérieurement. Quand une personne agit ainsi, son tourment intérieur est si intense qu’elle a atteint sa limite au point de vue émotionnel. Elle flanche et s’emprisonne ainsi dans un personnage brutal. Plus une personne de­vient violente, plus son âme souffre et crie au secours. Une de ses blessures a été réactivée trop souvent.

Sous le couvert d’actes répréhensibles, ces personnes dites violentes ne sont pas réellement des personnes méchantes, mais plutôt des êtres souffrants, décentrés et empreints de grandes peurs. On dit souvent que la violence engendre la violence. A titre d’exemple, prenons le cas d’un homme battu par son père durant sa jeunesse. Si le fils en a beau­coup souffert et en a voulu à son père, il aura tendance, lui aussi, à agir malgré lui de la même façon, c’est-à-dire à perdre le contrôle de temps à autre et battre son propre fils lorsqu’il deviendra père à son tour. Par contre, dès l’instant où cet homme sera capable de pardonner à son père, en éprouvant de la compassion pour lui, c’est-à-dire compatir pour la partie de lui qui était blessée et qui souffrait au point d’en perdre le con­trôle, il sera capable de se pardonner également à lui-même d’avoir agi de la même façon. Par la suite, en réussissant à se pardonner d’avoir vécu de la rancune envers son père, le pardon véritable sera complété et les actes de violence cesseront. C’est ainsi qu’on arrête de perpétuer les mêmes comportements de génération en génération, arrêtant par le fait même la roue du karma. » 

J’ai lu également l’article : « Un MONSTRE ça se fabrique » qui dit :

« Fourniret n’a pas été aimé, n’a pas été pris comme être humain. Fourniret est donc devenu un monstre. Celui qu’une société inhumaine, sans amour, ne jurant que par l’argent et le mensonge a fabriqué. Car, il n’y a pas de méchants(tes), il n’y a que des souffrants(tes). »

Lire l’article ici


 

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